Critique : A LA CROISEE DES MONDES, tome 2, la tour des anges

Lyra et son daemon son absents des premières pages de ce second tome. A la place, un jeune garçon répondant au nom de Will Parry se présente. Il vit dans un monde qui semble être le nôtre (électricité, pas de daemon, etc), s’occupe de sa mère qui semble victime de désordres mentaux et est à la recherche de son père, John Parry. Ce dernier,  un officier explorateur, aurait disparu lors d’une expédition au pôle nord, une dizaine d’années auparavant. Will apparait comme un garçon particulièrement éveillé pour son âge et surtout nanti d’une détermination à toute épreuve : il lui faut retrouver son père coute que coute.

Le premier chapitre n’est pas achevé que Will se rend coupable d’un crime. Accidentel, certes, mais quand même…

Dans sa fuite, il trouve par hasard (mais qui a dit que les choses arrivaient par hasard), une porte donnant sur une autre dimension. Sans se poser trop de question, il pénètre dans ce nouveau monde ! D’un point de vue « lecteur », cela est quand même dérangeant qu’un gamin de 12 ans, en cavale, ne soit pas plus étonné que cela de croiser une fenêtre dimensionnelle. Mais passons… Ce monde, on le comprendra plus tard, est le véritable carrefour, « la croisée des mondes » donc. La cité qu’il découvre s’appelle Cittagaze. Il n’y vit aucun adulte car ceux-ci sont attaqués par des Spectres qui les vident de toute émotion, toute conscience. Il y rencontre aussi Lyra et son daemon. Et après moult péripéties, il hérite d’une outil fabuleux : le couteau subtil.

C’est ce couteau qui permet d’ouvrir des fenêtres sur les autres dimensions. Et, dit-on à ce moment-là, seul le porteur a le pouvoir des les refermer.

Prévenu par les sorcières (qui recherchaient Lyra) de l’avancement des plans de Lord Asriel dans un monde particulier, il décide de s’y rendre. Lyra le suit partout car l’aléthiomètre lui indique que c’est sa mission : permettre à Will de retrouver son père.

Je décris un peu vite ? Je m’en rends compte. Difficile de parler en bien des multiples rebondissements de cette partie là du livre. Il y a les explications difficiles sur « Adam et Eve », les daemons et la Poussière, la tentation… Le rôle de l’Eglise et du Magisterium où Coulter rend toujours service. Des sauts entre les mondes qui semblent soudain d’une banalité folle (Lord Boréal qui apparait à une fête de Mme Coulter dans la tome 1 vit en faite dans le Oxford de Will). Des aléthiométristes dans plusieurs camps…. Des non-humains…. et des Anges ! Quelques descriptions sont franchement spectaculaires quand on pense que le livre s’inscrit vraiment au rayon « littérature jeunesse ».

Bon, j’avais bien entendu dire que Pullman réglait un peu ses comptes avec l’Eglise. On le vérifie ici aisément puisqu’il décrit le plan d’Asriel comme une lutte contre l’Autorité (en gros, Dieu, mais sans le nommer). Cette même Autorité dont il dénonce les abus et l’objectif ultime d’imposer une Inquisition Totale sur tous les mondes.

Pour vous aider à y voir plus clair ou à vous faire une opinion, je vous propose la page de wikipédia à ce sujet.

Reste donc le tome 3 : « Le miroir d’ambre »

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