« Le miroir d’ambre » clot donc la trilogie de P.Pullman. A la simple évocation des forces en présence, je m’attendais à un combat énorme : Lord Asriel avec ses troupes d’un côtés, Lyra et Will en catalyseur, les armées de l’Autorité de l’autre côté, le casting est impressionant. Mais même si beaucoup de chose découle de ce combat, il n’est cependant traité que comme un évènement. Majeur, certes, mais sans plus.
Bon, d’accord, Asriel et Coulter unissent leur force en un moment clé, mais cela s’annonçait plus ou moins.
Alors quoi de bon dans cette partie ? Disons qu’après la relative indigestion du tome2, je ne m’attendais plus à grand chose.
Je fus cependant agréablement surpris par la très bonne utilisation d’un troisième personnage : Mary Malone. Cette scientifique originaire du monde de Will se voit confier une mission par la « Poussière » (puisque celle-ci est une conscience et qu’elle peut communiquer). Mary suit les indications qu’on lui donne et débarque dans un autre monde où vivent les mulefas. De son adoption par eux, de son apprentissage et de ses réflexions, on apprend beaucoup de choses sur les connections entre la Poussière, les mondes et cette parabole qu’est tout le roman : la perte de l’innocence au moment de la puberté.
Cela plus encore que la fin plutôt inattendue remonte cet oeuvre dans mon estime. Le coup de canif contre l’intégrisme religieux sont toujours présents et certaines pensées ne pourront pas être comprises par les plus jeunes. D’ailleurs, le long détour de Lyra et Will par le Monde des Morts ne sera peut être pas apprécié par la jeunesse non plus.
Soit, au final, je ne classerai pas « A la croisée des mondes » dans ma liste de bouquins préférés. Reste que « Les royaumes du Nord » fut tout de même un excellent moment.
Je retire cependant de la trilogie de belles images, cette gestion intéressante des dimensions parallèles, le côté mi steampunk mi fantasy d’un monde.
A titre d’infos, le titre anglais est « the amber spyglass » qu’on traduit par « la longue-vue d’ambre », ce qui correspond beaucoup mieux à une découverte de Malone, et que ce « Miroir d’ambre » a décroché le prix Whitbread (prestigieux, anglais).
Plus de renseignement sur l’auteur sur wikipédia : Philipp Pullman.
Et sur le site de l’éditeur, chez Gallimard-jeunesse.
Ah, et puis, j’inaugure sur cet billet la possibilité de tirer un lien vers le forum (en espérant que ça marche !).
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